Ces vacances de la toussaint n'ont vraiment pas été de tout repos...
Pourtant, j'étais déjà sur les genoux nerveusement, émotionnellement et physiquement. Une semaine de repos m'aurait fait le plus grand bien...ce ne fut pourtant pas le cas.
Par où commencer ? Par les choses agréables ou difficiles ?
Comme elles sont liées, autant y aller chronologiquement.
Des gros soucis à l'école nous ont amené à changer Agathe d'école. Je ne peux pas m'étendre en public sur ce qui se passe (je vous raconterai par mail si vous voulez) mais c'était une vraie mesure d'urgence, notre rôle de protection de notre enfant qui était engagé.
Entre mercredi soir (date de la réunion des parents de la classe) et vendredi matin notre décision était prise. Faire pleurer Agathe de quitter ses copines m'a fait aussi beaucoup pleurer mais je n'ai pas douté du bien fondé de la démarche un seul instant.
Agathe est donc désormais scolarisée à Saint Pol, dans une très grande école.
Impressionnant au début certes, mais elle s'est très vite adaptée et est très heureuse d'avoir changé d'école. Elle revit et c'est tout ce qui compte.
Une plainte pour diffamation me pend au nez actuellement. La personne mise en cause (par les parents de 10 enfants sur 16 de la classe quand même) nie en bloc et va certainement attaquer. Peu importe.
Garance a aussi changé d'école pour allez dans la classe de Tatie Virginie et rejoint ainsi sa chère Klervi.
Depuis, deux autres enfants ont quitté l'école. D'autres parents y songent... mais n'auront pas le courage de le faire. Entre l'épanouissement de leurs enfants et la menace d'une plainte, certains ont étrangement choisi...
En parallelle, nous avons fait de grands travaux dans la chambre d'Agathe. Toute la tapisserie a été changée et nous lui avons installé un lit en mezzanine. Le BZ a été glissé en dessous. Elle a donc une chambre de grande avec un petit salon en prime.
Je lui ai promis que ses copines de son ancienne école pouvaient venir dormir très souvent alors comme cela, ça lui fait 4 couchages et on peut encore mettre au moins un matelas une place par terre (voire 2).
Garance a donc récupéré le lit une place de sa soeur et la maison de barbie. J'ai donc démonté le lit de bébé... difficile à faire ça... il ne servira sans doute plus pour des enfants nés de mon ventre... pour l'instant il est en morceaux dans ma chambre. Je le rangerai plus tard.
Voilà donc la raison de mon silence cette dernière semaine. Du changement, l'accélération subite du temps, tout le monde qui grandit.
Les photos des travaux très prochainement. Le jour de la rentrée, je n'ai pas pris de photos, pas le coeur à ça, ce n'était pas une fête comme les rentrées ordinaires...
8.11.09
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4 commentaires:
la tatie du bout du monde aimerait recevoir les détails et surtout, que tu transmettes plein de bisous et de soutien de ma part à Agathe.
Bon courage !
Pas facile ce genre de décision mais si les conséquences positives ne se sont pas faites attendre, c'est super ! Si tu fais un pack groupé pour les détails, je veux bien y être associée si ça ne te dérange pas. Bisous à tous !
Dur, ce que tu racontes. Autant la façon dont tu parles des soucis vécus par Agathe -- pour que tu dises expressément "une vraie mesure d'urgence, notre rôle de protection de notre enfant qui était engagé", on comprend immédiatement à demi mot que ce devait être "grave" -- que la menace d'une plainte à ton encontre.
Même si tu as visiblement fait ton choix, cela ne doit pas être évident à vivre.
Et puis le fait de démonter le lit de bébé, peut-être un peu plus anecdotique mais aussi difficile. Je me souviens de maman me disant qu'après moi il n'avait pas été facile de "casser le moule" -- pourtant j'étais la troisième et je sais que mon arrivée n'était pas forcément prévue. Et je comprends tout à fait, sans l'avoir vécu -- moi j'en suis au stade où j'essaye d'apprivoiser l'idée que le moule ne servira sans doutes jamais.
Bref, pour ce que cela vaut, sache que je suis de tous cœur avec toi -- avec vous. Même si vu de l'extérieur et hors de tout contexte de pression, on se dit qu'un tel choix devrait être évident, les choses ne sont jamais ni faciles, ni évidentes en situation. Mais j'admire sans réserve les gens qui savent prendre ce type de responsabilité et protéger les leurs.
Amitiés
Et bien que s'est il passé? çà m'a foutu la chair de poule cette histoire, j'en vois tellement (malheureusement) dans mon travail des situations où les parents ne bougent pas et restent observateur du malhêtre et du malaise qui pèse sur leur enfant...
Beaucoup de courage à toi en tous les cas et beaucoup de bisous à ma petite Agathe
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