1.11.07

Une naissance c'est comme le lever du soleil, on ne peut ni l'accélérer, ni la ralentir...

Je reviens du cinéma.
Le premier cri, plein de premiers cris...

et surtout, des regards de femmes très beaux, des coutumes très éloignées de ce qui se fait chez nous.
De la dureté, de la solidarité ou de la solitude. J'en ai retenu du bon et du moins bon.

Le bon : nager dans une piscine pendant les contractions, se faire bercer par les hanches par la sage femme. Entendre le tintement d'un carillon, se faire masser par une amie...

Le moins tentant : accoucher dans le sable d'un désert, dans un aquarium à dauphins (quel intérêt?) ou dans une maternité qui fait 45 000 naissances par an !

J'ai aimé le regard de la femme indienne pendant ses contractions, l'allure souveraine de la femme Massaï

J'ai eu pitié de celle qui a subi seule une césarienne, qui réclamait son bébé

J'ai été surprise de l'oreille percée du bébé dont la mère avait un ventre si joliement peint

J'ai trouvé la canadienne extrémiste mais touchante et détenant une part de vérité

Je me suis dit que notre système très médicalisé avait du bon. Au moins, il permet de faire vivre des enfants et des mères qui sans cela dévieraient de la route du bonheur.
Mais je me suis aussi dit que finalement, nous savons accoucher, que nous sommes faites pour cela.
Alors le juste compromis reste à trouver. Un système où le temps de la naissance serait respecté, où les pendules seraient oubliées, où chacune pourrait avoir et le temps, et la sécurité...

Bref, j'ai adoré ce film... je me demande combien d'enfants sont nés depuis le début de la soirée...

J'ai appris récemment que depuis le début de l'humanité, 80 miliards d'humains sont nés... 80 miliards de premiers cris, 80 miliards de naissances... et pas une seule qui se ressemble.

Comme le lever du soleil, c'est miraculeux à chaque fois

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ose pas y aller : avec la fanfare de mes hormones de grossesse en fond musical, j'ai bien peur de rien voir à cause des larmes...

Anne et Nicolas a dit…

Tu vas nous faire pleurer Karen avec cette prose toujours bien ficelée; je suis en arrêt demain, je file le voir dans la semaine avec mes mouchoirs et mon gros bidon!!!